La leishmaniose

 

Voici une belle cochonnerie dont il faut parler même si elle ne concerne pas toute la population canine. En effet, le "leishmania infantum" fait parler de lui en Espagne, Italie et en France sur le pourtour méditerranéen, les Cévennes, les Pyrénées et le Lot.

Ce petit insecte ( 2 à 3 mm de longueur ) vole en silence et part le soir à la recherche de ses victimes de la tombée de la nuit au lever du soleil ( et on se demande si Dracula existe encore ? ). Mais aucun crucifix, balle en argent ou gousses d'ail ne viennent à bout de ce phlébotome.

A part rentrer les chiens dès que le soir tombe, une seule protection est possible : le collier Scalibor efficace à 96 % pendant 5 mois ( tans pis, je fais de la pub mais c'est plus simple que de dire "un collier antiparasitaire à base de delthaméthrite").

Ce petit parasite vit dans un certain type de globule blanc qui se trouve dans le sang, la peau et les viscères. Lorsqu'une femelle phlébotome pique un chien porteur du parasite, elle ingurgite du sang contaminé. Puis va inoculer le parasite sur un hôte poilu qu'elle aura trouvé au cours de sa ronde nocturne.

Tout ces insectes ne sont pas contaminés par le parasite et tous les chiens contaminés ne déclarent pas la leishmaniose. Tout dépend de leur résistance. Les chiens infestés sans symptômes sont toutefois des malades potentiels puisqu'une baisse de leurs défenses immunitaires ( stress, mauvais état général, ...) suffit pourqu'il développe la maladie.

Quelques symptômes parmi tant d'autres : lésions cutanées chroniques, symétriques qui évoluent lentement, perte de poils autour des yeux et du museau, ulcères de la peau, amaigrissement malgré un bon appétit, fatigue, anémie, lésions oculaires, allongement des griffes et saignements de nez.

Vous voyez donc que le diagnostic est très difficile à établir ; le plus simple est de faire une analyse de sang. éventuellement une ponction d'un ganglion lymphatique.

L'évolution de la maladie est favorable dans 70% des cas mais avec de nombreuses rechutes. Il faut être absolument sûr de faire un suivi rigoureux de la thérapeutique mise en place par le vétérinaire ( minimum 1 ou 2 mois avant les premiers résultats puis suivi pendant plusieurs années).

Si vous habitez dans une région à risque, vous pourriez faire un test systématique pour dépister les porteurs sains et les traiter sans tarder.

Si vous voulez des compléments d'infos en direct d'une sudiste, allez sur le site de mon amie Valérie